LE FESTIVAL 2021

 

Nous sommes très heureux de vous annoncer que la 11ème édition du festival photo d’Atout sud aura bien lieu cette année et qu’elle se tiendra du 16 septembre au 16 octobre 2021. 

Pour cette édition, nous avons décidé d’aller bien au delà de la parité dans les exposants puisque tous les photographes seront des femmes. Le thème de cette édition s’est donc tout naturellement imposé à nous      « Regards de femmes » . 

Pendant 1 mois, le public pourra découvrir 11 expositions de femmes, l’exposition de 3 jeunes talents féminins, l’exposition d’un projet collectif WOR(L)D , l’exposition d’Image sans Frontière et bien sûr les photos du concours en partenariat avec l’association « Camille Lepage – On est ensemble». Pour chaque vote du public, 1 euro sera reversé à l’association. 

Le festival Atout Sud est un festival porté par une équipe de photographes et les commerçants du centre commercial qui sont très heureux de partager chaque année avec vous, cet évènement culturel gratuit, accessible et ouvert à tous.

L’équipe du Festival Photo Atout Sud

 

Angélique boissière

Portraits

Aujourd’hui agée de 29 ans, Angélique Boissière est bercée dès le plus jeune âge dans une culture artistique. Esthète dans l’âme, elle fait des études littéraires et une école d’arts appliqués. En 2014, elle se lance dans la photographie argentique, avec de nombreuses inspirations en tête : Sally Mann, Francesca Woodman, Irving Penn ou encore quelques grands noms de la haute-couture Paolo Roversi, Peter Lindberg… Si elle d’abord posée, elle s’est toujours plus sentie photographe que modèle. Parce qu’au fond d’elle, sommeillent des histoires…

Et quelles histoires nous raconte-t-elle ? Angélique nous parle de l’énigme du temps.

Ses portraits en noir et blanc ressemblent à des souvenirs, empreints de nostalgie.

L’argentique lui permet de prendre ce temps, de choisir minutieusement cette seconde durant laquelle elle appuie sur le déclencheur. Une photographie, ce n’est jamais qu’un instant. Un simple fragment. Et pourtant, il est suffisamment long pour évoquer l’infini, la solitude, le silence, le mystère, peut-être même la mort…Ce faisant, ses portraits en noir et blanc au moyen format ressemblent à des souvenirs, empreints de nostalgie.

La jeune femme nous donne à voir une élégance surannée, sans pourtant qu’on puisse précisément la dater. Une élégance qui lui vient de ses longues années de danse classique et des heures passées à dessiner des modèles vivants. Elle transmet simplement une certaine conception de la beauté, sans la prétention d’élaborer un discours théorique rationnel.

Sylvia BOREL

Pompiers de Paris

Sylvia Borel est Pompiers de Paris depuis 18 ans. Elle a commencé sa carrière en 2003 à la Brigade en tant que sapeur-pompier opérationnel en compagnie d’incendie. Par la suite, elle intègre le service communication où elle détient la fonction de soldat de l’image. C’est avec ses mots que vous comprendrez sa passion pour la photographie : « ” Pour moi, l’image détient un pouvoir extraordinaire. Par le simple fait d’exister, elle peut réellement changer des vies, faire évoluer des mentalités. Elle a le pouvoir d’informer et d’instruire, de rendre hommage, de nous faire rire ou pleurer. Elle est parfois le seul lien entre hier et aujourd’hui. Elle fait avancer le monde parce qu’elle a cette faculté de pouvoir parler à une Nation toute entière.

Elle documente le temps qui passe. Avant même d’être capturée, la scène nous appelle, nous parle, il y a une communication entre notre psychisme et le réel, parfois complètement inévitable. C’est un prisme à  sensibilité du photographe qui lui permet de capturer sa vision du monde, de la modeler et de la partager.

Lucile Brosseau

Et Jean Marie Reymond

Ni vu, ni connu

Lucile Brosseau, infirmière, exerce essentiellement en milieu psychiatrique. Sa place auprès des patients – une population souvent stigmatisée voire rejetée – est une évidence. Son métier, riche de rencontres humaines exceptionnelles, la fait grandir chaque jour. C’est cette passion de l’humain qui l’amène à la photographie, grâce à laquelle elle prend plaisir à sublimer les particularités et les différences. Portraitiste au regard fin et extrêmement vivant, elle photographie avec humanité des patients, des familles, des rencontres ou encore des bâtiments chargés d’histoire destinés à la démolition.

Lucile Brosseau et Jean Marie Reymond font naître le projet intitulé «Ni vu, ni connu» afin de donner vie aux expressions françaises que nous avons tous en tête, parfois consciemment, parfois sans même y prêter attention et parfois même en les écorchant.

Florence

Dabenoc-DEVAUX

*Photographe*Globe-trotteuse*Vétérinaire*

Ce sont ses parents qui lui ont transmis l’amour et le respect de la Nature, la fièvre voyageuse, et son papa le virus de la photographie. Explorer de nombreux domaines en photographie, essayer de regarder le monde qui l’entoure autrement, composer avec la lumière, le cadrage, le mouvement, repérer des détails picturaux, flirter avec l’abstrait parfois, voilà comment Florence aimer créer.

Elle s’épanouit à transmettre des émotions, celles qu’elle ressent ou celles que le spectateur va s’approprier en regardant l’image. Adepte du noir et blanc qui selon elle permet d’exacerber le graphisme d’une photo, Florence est inspirée par l’Afrique. C’est dans la savane et la brousse africaine qu’elle se sent le mieux.La photographie est un moyen de sensibiliser contre la disparition de ces sanctuaires de la vie sauvage et contre le braconnage.

Véronique

De Viguerie

Le destin des femmes Rohingya

Véronique de Viguerie, photographe française plusieurs fois récompensée et représentée par Getty Reportage et Verbatim Photo Agency, est basée à Paris. Après avoir obtenu une maîtrise en droit en France, elle a étudié le photojournalisme en Angleterre. Elle a passé trois ans à vivre et à travailler en Afghanistan. Depuis 2006, elle couvre des reportages dans le monde entier, en Irak, en Somalie, au Liban, au Cachemire, au Mexique, en Algérie, au Guatemala, au Pakistan, au Niger, au Nigeria, au Mali, en Syrie, etc. 

Elle a été particulièrement remarquée pour avoir photographié les Talibans en Afghanistan, les Pirates en Somalie, les Pirates du pétrole au Nigeria et les Sicaraias (femmes tueuses) en Colombie, le MNLA au Mali, etc. Elle accepte courageusement ces missions difficiles et ces projets personnels dans certains des endroits les plus dangereux de la planète, travaillant souvent avec son amie et collègue journaliste française Manon Querouil. En 2006, elle publie son 1er livre, ” Afghanistan, Regards Croisés ” avec Marie Bourreau, en 2011 ” Carnets de Reportage du XXIe siècle ” et en 2015 ” Profession : Reporter ” toujours chez Manon Querouil Bruneel. 

En août 2017, les soldats birmans se livraient aux pires exactions sur le peuple rohingya, massacrant les familles, brûlant les masures et poussant des villages entiers à l’exode. Aux femmes, ils ont réservé cette arme à part entière qu’est le viol massif et organisé. Neuf mois plus tard, au Bangladesh, naissaient des enfants considérés par la communauté comme les bébés de l’infamie

Plus de 700 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh depuis l’État de Rakhine en Birmanie, également connu sous le nom de Myanmar. Minorité musulmane, les Rohingyas vivent sous des mesures de plus en plus répressives depuis des décennies, mais la violence s’est intensifiée : des réfugiés affirment que l’armée birmane a incendié des villages entiers, torturant des gens et violant des femmes et des filles. 

Kutupalong, le camp des Rohingyas dans le sud du Bangladesh est le camp de réfugiés le plus densément peuplé au monde. Les conditions sont désastreuses. Certaines familles, en particulier celles qui ont beaucoup d’enfants, ont du mal à se nourrir.

 

 

Nathalie HOUDIN

Esquisse d’eau

Pour Nathalie Houdin, la photographie est une passion et un engament envers la nature. Elle s’en sert pour s’éloigner de la vie moderne et ainsi revenir à des choses plus essentielles et vraies. La photographie est un moyen de partager et de mettre en beauté ce que nous avons autour de nous : la Nature. Afin de témoigner de ses forces, de ses fragilités, et d’attirer l’attention sur la nécessité urgente de sauvegarder nos racines et notre héritage. Son travail est aussi basé sur la réalisation de reportages de conservation axés sur la relation entre l’Homme et la nature ce qui lui tient très à cœur.

camille lepage

Pure colère

Camille Lepage, photojournaliste, originaire d’Angers, a perdu la vie à 26 ans lors d’une embuscade, le 12 mai 2014 en Centrafrique, alors qu’elle effectuait un reportage dans la région d’Amada-Gaza, accompagnée par des Anti-balakas.

Camille était une jeune femme qui a décidé un jour de partir avec son sac à dos, ses appareils photos, sa lucidité, son humanité, son sens de l’autre, sa volonté et son regard. Elle est surtout partie avec sa détermination indestructible d’aller s’installer dans des pays en conflit dont les médias ne parlaient pas suffisamment à son goût et de témoigner.

Camille Michel

Uummannaq & Stories From the Sea

Née en 1988, Camille Michel est une photographe française ayant étudié les Arts à Paris 8 et la photographie à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Ses photographies constituent des documen- taires poétiques.

Camille Michel s’intéresse à la relation entre l’homme et l’environnement. Si la nature, parfois hostile, a une influence sur le mode de vie des hommes, ces derniers, par leur ac- tivité, ont également une grande incidence sur l’environnement.

Elle documente la vie quotidienne de popu- lations et de communautés en cette période de grands bouleversements.

Uummannaq est une île au Nord-Ouest du Groenland, située à 590 km du cercle polaire Arctique. Sur cette roche, vivent 1280 habitants. Ils sont essentiellement pêcheurs et chasseurs. À Uummannaq la vie est toujours proche de la nature. Mais le changement climatique et le monde moderne transforment progressivement la société.

Cette série montre le quotidien d’une population en métamorphose. Un Groenland tiraillé entre tradition et modernité, désastre écologique et puissance, abandon et résistance.

Marta rossignol

Le rêve de l’ourson

D’où vient cette folle idée de photographier un ourson aux 4 coins de la planète ? Peut-être le nain de jardin d’Amélie Poulain ? Qu’importe ! Un nounours, tout le monde en a eu un, c’est notre enfance, c’est une part de nous-mêmes.

Au fil du voyage l’ourson poursuit nos rêves, nos illusions, il se heurte à nos déceptions et nos échecs, il fait face à nos nostalgies, il se fait face à lui-même, mais il rencontre aussi l’autre…

Depuis 14 ans, sur tous les continents, dans une vingtaine de pays, un ourson argenté se balade de lieux en lieux, de frontières en frontières, de mains en mains.

Barbara SCHMIDT

«Vous êtes votre propre limite, dépassez-la» (Hafis)

Barbara Schmidt est une photographe allemande. C’est en 2014 qu’elle sillonne les routes à travers le monde, avec son appareil photo, dans le but de capturer des univers différents comme l’architecture, paysage, pose longue, humain, nature, voyage, rue, animaux …

Participante à des expositions et des concours, Barbara vous dira qu’aucune médaille ne vaut autant que l’expérience. 

Le voyage est sa grande passion, sans plan, à la dérive. C’est ce qu’elle à fait dans plus de  60 pays. C’est là que se nouent les plus belles amitiés photographiques.

Barbara Schmidt est la femme la plus performante au niveau international de l’Association allemande de la photographie en 2019. Elle a aussi une grande expérience en tant que juge national et international. Elle est la représentante en Allemagne de la “Global Photographic Union »

Julia WIMMERLIN

Diversité

Julia Wimmerlin, Ukrénienne d’origine, a vécu à travers le monde dans 7 pays différents : en France, en Suisse, en Grande-Bretagne, au Japon, aux Philippines, en Espagne et à Hong Kong. C’est pourquoi sa spécialité est … la diversité ! Passionnée par la photographie, elle en a fait son métier en 2014 après une carrière internationale réussie dans le domaine du marketing. Bien plus qu’une photographe, Julia a la soif du toujours plus, et est aussi enseignante de la photographie au Swiss Photo Club, ambassadrice 500px, la plus grande communauté photographique en ligne au monde. Elle contribue également à National Geographic Your Shot – la communauté de photographes du National Geographic. 

 

Image sans Frontière

En extérieur

Le collectif Image Sans Frontière est une association internationale de photographes partenaire du Festi– val photo depuis plusieurs années.

Il a de nouveau fait appel à ses membres, pour illustrer le thème de cette édition 2021.
21 photographies émanant de 17 auteurs sont exposées dans le patio au niveau du parking.

WOR(L)D

WOR(L)D is a word for a world

Ce projet d’exposition collective propose d’inviter des femmes photographes du monde en leur offrant l’opportunité de sou– mettre ‘’ UN MOT ‘’ puis de le traduire par la photographie, point de départ de cette pro- cédure de pensée collective.

Quelles interprétations donneront-elles à ce mot, selon qu’elles soient nées ici ou là ? Et si la question des origines n’avait pas vraiment d’importance, ne sont-elles pas simplement et dignement des Femmes ?